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Immunothérapies et nouvelles toxicités immunologiques : un point sur les toxicités rares neurologiques.

Les immunothérapies développées récemment avec les inhibiteurs de « immune checkpoints » ont montré une efficacité importante chez les patients atteints de mélanome en premier avec l’ipilimumab, le nivolumab et le pembrolizumab. Ces médicaments et d’autres agents de la même classe ont aussi montré des résultats importants dans le cancer du poumon et le cancer de vessie ayant abouti à l’approbation de ces thérapeutiques pour traiter les patients atteints de cancers avancés dans le mélanome, le cancer du poumon, le cancer du rein et de la vessie. Ces médicaments sont le plus souvent très bien tolérés et sont marqués par un profil de toxicité particulier en lien avec leur mode d’action, à savoir un spectre plus au moins large de pathologies auto-immunes. Les effets secondaires les plus fréquents sont dominés par les atteintes cutanées, digestives et endocriniennes. Il existe aussi des toxicités plus rares et moins bien décrites comme la toxicité neurologique. Les études de phase II/III ont rapporté des taux d’incidence de moins de 1% et les descriptions de ces effets secondaires rares sont souvent rares.

Les inhibiteurs de checkpoint constituent un progrès majeur dans le traitement des cancers, en oncologie dans un nombre de tumeurs croissant, et bientôt en hématologie. Cette efficacité s’accompagne d’un profil de tolérance très particulier. Classiquement, les essais cliniques ont [...]