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DIVERS

(Et commentaires Chan et Cook Lancet, 379, 1569-1571 ) Etude de l'effet anti-tumoral de l'aspirine à partir des données de 5 essais randomisés (aspirine >75mg/jour versus placebo) réalisés dans le cadre de la prévention des accidents thromboemboliques. Sur un total de 987 cas de cancers diagnostiqués sur les 17 285 participants aux études, les résultats suggèrent que l'aspirine réduit le risque de survenue de cancer à un stade métastatique, en particulier pour les adénocarcinomes

CANCER DU COLON

Capecitabine versus 5-fluorouracil/folinic acid as adjuvant therapy for stage III colon cancer: final results from the X-ACT trial with analysis by age and preliminary evidence of a pharmacodynamic marker of efficacy C. Twelves, W. Scheithauer, J. McKendrick, J.-F. Seitz, G. Van Hazel, A. Wong, E. Díaz-Rubio, F. Gilberg, and J. Cassidy Ann Oncol (2012) 23(5): 1190-1197   Les résultats de l’étude X-ACT confirme la non-infériorité, voire la supériorité (lors de l’analyse multivariée préplanifiée) de la capécitabine sur l’association 5FU- acide folinique en terme sur survie sans récidive et de survie globale. Ceci reste vrai dans la sous-population des plus de 70 ans. En outre la survenue d’un syndrome main-pied serait de bon pronostic

VOIES BILIAIRES

Gemcitabine and oxaliplatin with or without erlotinib inadvanced biliary-tract cancer: a multicentre, open-label,randomised, phase 3 study. Lee J, Park SH, Chang HM, Kim JS, Choi HJ, Lee MA, Jang JS, Jeung HC, Kang JH, Lee HW, Shin DB, Kang HJ, Sun JM, Park JO, Park YS, Kang WK, Lim HY Lancet Oncol 2012; 13: 181–88. Etude randomisée de phase III chez les patients traités pour un cancer des voies biliaires métastatiques (cholangiocarcinome, cancer vésiculaire et de l'ampoule de Vater) comparant un bras de chimiothérapie expérimental comprenant de la gemcitabine-oxaliplatine-erlotinib (GOE) au bras standard gemcitabine-oxaliplatine (GO). L'objectif principal était une amélioration de la survie sans progression de 4.1 mois à 7 mois.

CANCER COLORECTAL METASTATIQUE

Effect of bevacizumab added preoperatively to oxaliplatin on liver injury and complications after resection of colorectal liver metastases Anne E.M. van der Pool, Hendrick A. Marsman, Joanne Verheij, Fibo J. Ten Kate, Alexander M.M. Eggermont, Jan N.M. IJzermans and Cornelis Verhoef Journal of Surgical Oncology;Article first published online : 2 MAY 2012, DOI:0.1002/jso.2314 Cette étude rétrospective semble confirmer la réduction sous l’effet du bevacizumab de la dilation sinusoidale modérée induite par l’oxaliplatine  administrée avant résection de métastatses hépatiques d’origine colorectale. Cet effet histopathologique ne s’accompagne cependant d’aucun gain en terme de complications post-opératoires et de morbidité

CANCER DU COLON

Comparative Effectiveness of Oxaliplatin vs Non–Oxaliplatin-containing Adjuvant Chemotherapy for Stage III Colon Cancer Sanoff HK, Carpenter WR, Martin CF, Sargent DJ, Meyerhardt JA, Stürmer T, Fine JP, Weeks J, Niland J, Kahn KL, Schymura MJ, Schrag D. J Natl Cancer Inst Cancer Inst 2012;104:211–227 Etude dont l'objectif principal était d'évaluer les bénéfices de la chimiothérapie adjuvante avec ou sans oxaliplatine en situation de pratique clinique courante au sein d'une population non selectionnée traitée pour un cancer du colon stade III.

CANCER DE L'ESTOMAC

Randomised phase II trial of docetaxel and sunitinib in patients with metastatic gastric cancer who were previously treated withfluoropyrimidine and platinum. Yi JH, Lee J, Lee J, Park SH, Park JO, Yim DS, Park YS, Lim HY, Kang WK. British Journal of Cancer (2012) 106, 1469–1474.  Etude de phase II randomisée de deuxième ligne après échec du 5FU-cisplatin chez les patients traités pour cancer de l'estomac localement avancé et/ou métastatique. Les malades ont été randomisés avec 56 dans le bras docetaxel (60 mg/m2) and sunitinib (37.5 mg) vs 49 dans le bras docetaxel seul.

DIVERS

Anal human papillomavirus infection and associated neoplastic lesions in men who have sex with men: a systematic review and meta-analysis. Machalek DA, Poynten M, Jin F, Fairley CK, Farnsworth A, Garland SM, Hillman RJ, Petoumenos K, Roberts J, Tabrizi SN, Templeton DJ, Grulich AE. Lancet Oncol 2012; 13: 487–500 Méta-analyse à partir de 53 études publiées sur l'incidence/prévalence de l'infection HPV et des lésions anales induites (néoplasie intra-épithéliale de haut grade et cancer) dans la population masculine homosexuelle HIV+ et HIV-.

DIVERS

Effect of Daily Aspirin on Risk of Cancer Metastasis: A Study of Incident Cancers During Randomised Controlled Trials PM Rothwell, M Wilson, JF Price, JFF Belch, T Meade, Z Mehta Lancet. 2012 , Vol. 379No. 9826 pp 1591-1601 L’aspirine, outre son effet préventif éventuel sur l’apparition de certains adénocarcinomes,  semble capable, une fois le néoplasme déclaré, d’en diminuer le pouvoir metastatique, ce qui expliquerait la diminution observée du risque de décès par cancer chez les patients en utilisant. Son utilisation dans cette situation pourrait ainsi être envisagée

DIVERS

Risk Factors for Financial Hardship in Patients Receiving Adjuvant Chemotherapy for Colon Cancer: A Population-Based Exploratory Analysis Veena Shankaran, Sanjay Jolly, David Blough,  and Scott D. Ramsey JCO May 10, 2012:1608-1614; published online on March 12, 2012; 10.1200/JCO.2011.37.9511 La prescription d’un traitement adjuvant aprés résection d’un cancer colique est à l’origine de difficultés financières chez plus d’un tiers des patients selon cette analyse d’une population issue du comté de Washington (USA). Ceci pourrait expliquer un certain nombre d’interruptions de traitement.

Cancer du canal anal: Quel est le risque de colostomie après radiothérapie initiale ?

Cause-specific colostomy rates after radiotherapy for anal cancer : a danish multicentre cohort study. Sunesen KG, Norgaard M, Lundby L, et al. J Clin Oncol 2011; 29: 3535-3540. J Clin Oncol 2011: 29: 3535-3540. Chez les malades atteints de carcinomes épidermoïdes du canal anal, les colostomies peuvent être réalisées soit à titre « thérapeutique », soit en raison de séquelles tardives sévères de la radio(chimio)thérapie. Le risque cumulé de ces colostomies est évalué à 25% et 8% respectivement dans cette étude rétrospective danoise. La grande majorité est réalisée dans les 2 premières années suivant la fin de la radiothérapie. Les nouvelles modalités d’administration de la radiothérapie devraient  permettre de réduire significativement ce risque en optimisant le traitement de la tumeur et la protection des organes à risque.

Intérêt de la chimiothérapie adjuvante après résection d'un cancer colique de stade II avec facteurs de mauvais pronosic

Adjuvant Chemotherapy for Stage II Colon Cancer With Poor Prognostic Features. Erin S. O’ Connor, David Yu Greenblatt, Noelle K.  LoConte et al. J Clin Oncol 2011 29 : 3381-3388.   Le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante pour les tumeurs coliques de stade II reste débattu à ce jour et, s’il existe, est très modeste (entre 2 et 4% de gain en survie globale). Certains facteurs clinico-pathologiques (occlusion, perforation, stade T4, <12 ganglions examinés, faible différenciation, emboles vasculaires, engainements périnerveux) sont associés à un mauvais pronostic.

Chimiothérapie intra-péritonéale pour cancers gastriques avancés : Le retour ?

Cytoreductive surgery and hyperthermic intraperitoneal chemotherapy improves survival of patients with peritoneal carcinomatosis from gastric cancer: final results of a phase III randomized clinical trial. Yang XJ, Huang CQ, Suo T, Mei LJ, Yang GL, Cheng FL, Zhou YF, Xiong B, Yonemura Y, Li Y. Ann Surg Oncol. 2011 Jun;18(6):1575-81. Epub 2011 Mar 23.   Cette première étude randomisée sur la prise en charge de  la carcinose péritonéale d’origine gastrique, à l’effectif limité, démontre que la CHIP associée à la chirurgie de cytoréduction, améliore les résultats de cette dernière utilisée seule, ces données demandant bien-sûr confirmation.

Quel est le risque réel de développer un adénocarcinome sur œsophage de Barrett ?

Adenocarcinoma of the esophagus and Barrett's esophagus : a population-based study. Bytzer P, Christensen PB, Damkier P, Vinding K, Seersholm N. Am J Gastroenterol. 1999;94:86-91.   Dans cette étude, l’incidence de l’ADC sur EBO apparait  4 à 5 fois moins élevée que celle usuellement rapportée, posant la question de la légitimité d’une surveillance systématique des patients porteurs d’un EBO sans dysplasie.

Efficacité de la vaccination anti-HPV dans la prévention des lésions néoplasiques anales induites par l’infection HPV chez des sujets à risque.

HPV vaccine against anal HPV infection and anal intraepithelial neoplasia. Palefsky JM, Giuliano AM, Goldstone S, et al. N Engl J Med 2011 ; 365 : 1576-1585.   Ces résultats  indiquent  que la vaccination contre les papillomavirus humains oncogènes est associée à une réduction du taux d’infections anales HPV persistantes et du risque de néoplasies intra-épithéliales anales chez des homosexuels masculins. Ils laissent augurer d’un impact favorable sur le risque de carcinome infiltrant et plaident en faveur de son utilisation dans ce groupe à risque particulier, voire de sa généralisation chez les adolescents des 2 sexes.